« L’Ultima intervista di Pasolini » de Furio Colombo

Interview pré-posthume de Pier Paolo Pasolini ; le lendemain son corps sans vie, récupéré par les Carabinieri romains, gisait à la morgue.

Cette mort réglée comme sur du papier à musique ponctue un dialogue où Pasolini abhorre la culture de masse, le consumérisme de facilité, la standardisation réifiante. Avec l’éducation en ligne de mire, « qui nous pousse tous dans l’arène du tout avoir à tout prix » (P. 15), le défenseur de l’ingénuité rustre des Ragazzi rendait sa sentence dans le procès des hommes : « tous sont faibles, parce que tous sont victimes. Et tous sont coupables, parce que tous sont prêts au jeu de massacre. À condition d’avoir.» (P. 16)

L’auteur des Atti impuri prévenait : « tout le monde sait que mes expériences, je les paie personnellement» (P. 23). Un dernier sursaut de vérité pessimiste où le désamour de ses contemporains semble avoir décidé de son destin : climax autobiographique.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s