« Essai sur l’art de ramper à l’usage des courtisans » du Baron d’Holbach

Essai succinct sur la discipline artistique la plus ardue, celle de ramper.

Paul Heinrich Dietrich, baron d’Holbach dépeint, avec une ingénuité teinté d’ironie, l’abnégation inhérente au sacerdoce du courtisan. Contraint de s’anéantir en présence de l’objet de son adoration : « il attend de lui son être, il cherche à démêler dans ses traits ceux qu’il doit avoir lui-même ; il est comme une cire molle prête à recevoir toutes les impressions qu’on voudra lui donner » (P. 15).

Maniant l’art du masque en apprenant à « commander sa physionomie » (P. 17), le cheminement du courtisan est empreint de solitude – tenu d’être l’ami de tout le monde, il ne s’attachera finalement à personne ; obligé même de triompher de l’amitié, de la sincérité (P. 20).

Après hésitations, d’Holbach décide finalement de ranger le courtisan dans la tribu des hommes, avec cette différence néanmoins que « les hommes ordinaires n’ont qu’une âme, au lieu que l’homme de Cour paraît sensiblement en avoir plusieurs (P. 10). »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s