« Une nuit avec Paul Verlaine » de Sophus Claussen

Pèlerinage littéraire d’une jeune poète Danois au cœur du quartier latin, où Paul Verlaine fait loi. Témoignage succinct sous forme d’observation participante – « snapshot vitaliste » d’un poète ramolli, marginalisé et absinthisé, dont l’aura dépassait jadis les frontières.

Ayant d’ores et déjà socratisé les esprits d’une certaine plèbe estudiantine, Verlaine, « anarchiste spirituel » (p. 26), en double ménage avec d’ancienne prostituées, fait alors penser au dialecticien de l’agora, mi-anachorète christique, mi-satyre. Ses disciples Scandinaves l’évoquent en termes bibliques ; le dépeignant en Jean-le-Baptiste au « cœur pur », ayant tout sacrifié dans sa poursuite de l’idéal : « Verlaine donne l’impression d’un de ces brigands à qui l’Évangile promet l’accès du royaume des cieux » (p. 46).

Un Diogène aux ailes d’ange idéalisé par cet aède d’hyperborée, ravi d’assister au banquet de La Plume, et souhaitant « de tout cœur aux jeunes Danois d’en vivre la pareille dans notre pauvre pays congelé là-haut. » (p. 47).

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