« Les Ragazzi » de Pier Paolo Pasolini

Dissection pasolinienne de la misère humaine juvénile dans la Rome de l’immédiate après-guerre.

Description des errances quotidiennes de petites frappes au ventre creux, à la libido meurtrie – vie de bohème imposée.

Point de misérabilisme dans ce texte; une pathographie quasi animalière et sans complaisance d’ères lâchés sans but dans une existence de parasites, ponctuant l’absurde de chants triviaux et d’une goguenardise bon-enfant.

Détresse familiale; poivrots violents et Médées en loques, carcasses crasseuses servant de géniteurs. Barbouillages dans les eaux souillées, phase liminale jusqu’au bagne.

Un récit volontairement dénué de tout esthétisme et d’érotisme, à l’argot traduit, aux expressions « baths »quelque peu datées et par conséquent parfois difficile à suivre.

Mais au final, un tableau au pathos transposable à toutes les décharges humaines du monde.

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