« La Tentation nihiliste » de Roland Jaccard

Cheminement extrêmement bien ficelé parmi les différents archanges du néant ayant contribué de près ou de loin au nihilisme; cette pensée polymorphe et polysémique; autant philosophie de l’humilité que de l’esbroufe désabusée.

Un parcours thématique et pathographique abordant l’amour, l’angoisse, Dieu et la mort où l’on croise des individus rongés par le pathos, au désenchantement serein, à la causticité acerbe. Wittgenstein, Baudelaire, Élisabeth d’Autriche, Schopenhauer, Schnitzler, Freud, Nietzsche, Cioran, Wilde ou Stirner, tous apportent leur pierre à la sépulture du sens, du juste, du divin.

« A l’opposé du romantique toujours pénétré du sentiment que le monde est un tissu de sens cachés, de symboles à déchiffrer et d’indicibles mystères, le nihiliste considère que la vie est courte, brutale, insipide. Il se gausse sans pitié de ces cerveaux exaltés en quête de fins dernières, de suppléments d’âme ou, pis encore, de « nouvelles valeurs » et qui n’ont ni le sens du grotesque ni celui du mépris, de la raillerie et de la dérision. » p. 65.

L’auteur y aborde la figure du dandy, archétype de l’esthète nihiliste, créant lui-même son « être au monde »: « Son idéal se résume en ces quelques mots: être quelqu’un plutôt que de faire quelque chose » p. 93.

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