« Dans la main de l’ange » de Dominique Fernandez

Prix Goncourt 1982, ce livre n’a rien perdu de sa sombre fraicheur. Décrépitude haletante d’un profil psychologique souvent traité par Fernandez: le sulfureux et non moins célèbre Pier Paolo Pasolini, antihéros nihiliste prophète de son propre cataclysme anthropologique, vivant l’anticonformisme comme une profession de Foi; le passionné informé précocement de sa destinée tragique.

« Le mépris laïque envers ceux qui ne sauront pas apprécier les avantages de la société d’abondance sifflera sur leur dos comme jamais le fouet de Moïse n’a sifflé… »

« Quoi! Il faudrait désormais accrocher un insigne à son veston? Nous marcherions sous une bannière? Je devrais me vanter de ce que je suis comme d’une spécialité? J’entrerais dans une catégorie? Ce qui ne dépend pas plus de ma volonté que la couleur de mes cheveux ou la forme de mon nez deviendrait une cause à défendre? »

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